Bilan Santé de la Mamelle 2025 en Prim’holstein

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L’IDELE vient de publier les résultats officiels du Contrôle Laitier (CL) pour l’année 2025.

Représentant à elle seule plus de 60 % du cheptel laitier national au CL (soit 887 049 vaches contrôlées réparties dans 13 555 élevages), la Prim’holstein reste la race majoritaire sur le territoire français. Après une année 2024 difficile, le bilan 2025 présente une excellente nouvelle : la Prim’holstein progresse sur tous les indicateurs sanitaires clés, tout en consolidant ses atouts face aux autres races laitières.

Une baisse globale des cellules

L’année 2025 marque, pour la Prim’holstein, un retour vers ses meilleurs niveaux historiques. La concentration cellulaire moyenne s’établit ainsi à 217 900 cellules/mL, soit une diminution de 16 700 cellules/mL par rapport à 2024. L’amélioration de cette situation sanitaire a été constatée dès le mois de janvier 2025 et s’est maintenue jusqu’en juin (environ -20 000 cellules/mL sur les cinq premiers mois par rapport à l’année 2024). Le pic estival (entre juillet et août) a été mieux maitrisé en 2025, certainement dû à un climat plus propice pour les vaches.

La Prim’holstein présente globalement une moyenne cellulaire plus faible que les autres races laitières, avec -35 100 cellules/mL et -19 200 cellules/mL par rapport à la Normande et la Jersiaise, respectivement. La Montbéliarde reste la meilleure sur ce point, avec en moyenne -18 200 cellules/mL par rapport à la Prim’holstein.

Une entrée en lactation mieux maitrisée

Globalement, les primipares Prim’holstein démarrent leur première lactation avec une très bonne santé de la mamelle. Ainsi, seules 17,6 % ont au moins un contrôle au-dessus des 300 000 cellules/mL au cours de leur première lactation (soit -1,3 %par rapport à 2024). Si l’on compare aux autres races, la Prim’holstein présente une meilleure santé de la mamelle que la Normande, la Jersiaise et la Montbéliarde, avec respectivement, -7,6 %, -2,9 % et -1,6 % de primipares avec un contrôle au-dessus des 300 000 cellules/mL. Rappelons toutefois que la concentration en cellules et la vitesse de traite sont corrélées négativement, il demeure donc essentiel de continuer à sélectionner sur la santé de la mamelle tout en veillant à maîtriser la vitesse de traite.

Gestion des infections en lactation

Le taux moyen annuel de nouvelles infections en cours de lactation (passages au-dessus du seuil de 300 000 cellules/mL) tombe à 7,4 % chez la Prim’holstein (soit -0,5 % par rapport à 2024). Elle fait ainsi nettement mieux que d’autres races laitières telles que la Normande (8,8 %) ou la Jersiaise (7,9 %), mais reste derrière la Montbéliarde (7,0 %). De plus, la proportion de vaches Prim’holstein présentant au moins deux contrôles supérieurs à 800 000 cellules/mL durant la lactation passe à 8,4 % en 2025, contre 9,1 % en 2024.

Gestion du tarissement

La préparation de la période sèche continue de progresser à grands pas chez les éleveurs de Prim’holstein. En effet, en 2025, c’est 60,9 % des vaches qui présentaient un dernier contrôle avant tarissement sous la barre des 100 000 cellules/mL. C’est une progression de +2,6 % en seulement un an. C’est aussi la race la plus saine, avec une différence de -12,1 %, -12,8 % et -8,9% par rapport aux Montbéliarde, Normande et Jersiaise, respectivement.

Le taux de guérison en période sèche, quant à lui, remonte à 76,1 % (+0,7 % par rapport à 2024) et retrouve le même niveau qu’en 2022, tandis que le taux de nouvelles infections au tarissement/péripartum recule de -0,4 % par rapport à 2024, pour retrouve la même valeur qu’en 2022 (soit 11,2 %).

Conclusion

En 2025, la race Prim’holstein prouve qu’elle allie un très fort niveau de production laitière à une maîtrise de la qualité sanitaire du lait en nette progression. Elle s’impose ainsi comme une référence parmi les races laitières et ce, quel que soit son stade de lactation. De plus, cette maîtrise favorise la longévité de nos vaches, les cellules n’étant aujourd’hui plus leur première cause de réforme.

Ces résultats soulignent également l’efficacité du travail de sélection génétique mené depuis plusieurs années au sein de la race Prim’holstein. Associé à de bonnes conduites d’élevage, ce progrès génétique constitue un levier durable pour consolider la santé du troupeau et la rentabilité des exploitations.